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Le tour du monde d'Aurélie & Nicolas

Voici le bilan de notre séjour en Argentine et au Chili où nous avons passé en cumulé presque trois mois.

Les paysages

Des sites naturels exceptionnels… avec rien autour. Il faut rouler des jours entiers dans des régions sans grand intérêt ou prendre l’avion pour atteindre San Pedro de Atacama, les Chutes d’Iguazu, les Quebradas de Salta, le Perito Moreno, les Torres del Paine, la Péninsule Valdés… C’est la raison pour laquelle un prétendant au voyage argentin ou chilien prévoira beaucoup de temps avec un véhicule ou beaucoup d’argent pour rallier les sites en avion (on vous prévient, Aerolinas Argentinas a un tarif spécial pour les étrangers !).

Niveau culture, mises à part Buenos Aires et les Missions Jésuites de San Ignacio, nous avons été déçus par les musées un peu “bric-à-brac” et les sites archéologiques mal mis en valeur. D’une manière générale nous avons trouvé l’Argentine culturellement beaucoup moins riche que les Andes. L’histoire du pays est aussi logiquement moins ancienne que celle du Pérou ou de la Bolivie. Rappelez-vous « Les Mexicains descendent des Aztèques, Les Péruviens descendent des Incas, et les Argentins descendent… du bateau. »

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C’est la seconde fois que nous venons à Buenos Aires. Nous y avions effectué une étape de deux jours entre la réserve d’Ibera et le vol pour l’île de Pâques.

En arrivant dans la capitale argentine, nous étions franchement terrorisés. Des récits concordants d’agression à l’arme à feu dans le quartier de la Boca et les mises en garde de nombreux Argentins nous avaient conditionnés, mis sur le qui-vive. Jérémy et Fanny rencontrés à Trujillo ont perdu toutes leurs affaires, Vincent dont nous avons fait la connaissance à Huaraz y a laissé le contenu complet de son sac à dos (probablement dans la même rue), les trois Argentines avec qui nous avons parlé à Sucre nous ont confirmé que la ville était très dangereuse, et Mike de San Ignacio nous a raconté qu’on n’hésitait pas à tuer pour 2 pesos. Bref, tout cela nous a sérieusement refroidis.

Nous nous sommes donc toujours déplacés dans la ville en prenant le maximum de précaution et en emportant avec nous le minimum vital: l’argent nécessaire pour la journée. C’est aussi la raison pour laquelle nous n’avons que très peu de photographies de la ville. Il y a trois ans, un photographe français s’est fait poignarder sur la place du 5 mai (l’équivalent de la place de l’Hôtel de ville à Paris) parce qu’il avait refusé de donner son appareil à son agresseur.

Argentine Buenos Aires A 052

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Le 25 décembre 2013, nous entamons la loonnngue remontée d’El Calafate à Buenos Aires. 3000km à parcourir en neuf jours, en incluant une pause de deux jours à la Péninsule Valdés. Nous roulons donc à raison de 300 à 500 km par jour et nous arrêtons dans des campings de bord de plage en soirée. Nous parcourons ainsi la Patagonie côté mer après avoir découvert celle côté montagne.

Argentine Radatilly 015

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Le lendemain de notre retour de l’île de Pâques, nous décollons de Buenos Aires pour El Calafate (se prononce calafaté) en Patagonie. Trois heures de vol pour atteindre les grands espaces désertiques du sud de l’Argentine. Vu de haut, ça donne des étendues immenses avec rien d’autres que de l’herbe jaunie. La Patagonie, c’est la destination à la mode. Les guides de voyage l’encensent, les magasins de vêtements outdoor y font de nombreux shootings pour l´édition de leur prochain catalogue hiver, les stars s’y font construire des maisons…

Argentine El Calafate 008

 

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